Non à l’Initiative Vache à lait

Votation du 5 juin 2016

Sous prétexte d’éliminer les bouchons, l’initiative d’auto-suisse demande que les recettes de l’impôt sur les carburants soient exclusivement utilisées pour les routes. Aujourd’hui la moitié va dans le budget général de la Confédération. L'initiative Vache à lait met en jeu notre excellent système de transport. Un oui le 5 juin ouvrirait la porte à toujours plus de routes, de trafic, de pollution et d’émissions de CO2.

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NON au pillage de la caisse fédérale

Le lobby routier veut priver la formation, l’agriculture, les transports publics, l’armée et la coopération au développement de 1,5 milliard de francs chaque année. Les cantons sont également concernés puisque l'initiative soustrairait une grande somme d'argent aux caisses cantonales. Les régions se verraient contraintes de supprimer des lignes de bus et de train. C’est pourquoi tous les cantons disent NON.

Non à une initiative honteusement inégale

La Vache à lait ne concerne que les autoroutes. L’initiative ne résout pas les problèmes de trafic dans les villes et les agglomérations et met en danger le fonds pour l’infrastructure ferroviaire acceptée par le peuple en 2014. Elle n’apporte aucun argent supplémentaire pour les cyclistes et les piétons. Aucune voie de bus et route de contournement ne sera financée avec l’initiative.

NON à plus de charges pour la collectivité

Les soi-disant vaches à lait de la nation sont grassement subventionnées. Les routes cantonales et communales sont le plus souvent financées par les impôts généraux. Les dépenses excèdent 5 milliards de francs tandis que les recettes des taxes cantonales sur les véhicules à moteur n’atteignent que 2,3 milliards de francs, c’est-à-dire moins de la moitié. Par ailleurs, les atteintes à l’environnement et à la santé causées par la mobilité individuelle motorisée (personnes et marchandises) représentent une charge de 6,5 milliards de francs chaque année. Ces coûts sont aussi à la charge de la collectivité.

NON à des tarifs TP toujours plus élevés

L’initiative met en jeu notre excellent système de transport et creuse plus encore le fossé entre la route et les transports publics en matière de tarifs. Les usagers des TP devront passer à nouveau à la caisse. Ces dernières années déjà, voyager en train est devenu toujours plus cher tandis que pour la voiture, c’est l’inverse qui s’est produit (diminution du prix de l’essence et de la consommation des véhicules, pas d’adaptation des prix au coût de la vie, rabais euro sur l’achat de voitures neuves). Une telle inégalité de traitement mine la politique coordonnée des transports et risque de provoquer un transfert indésirable du trafic du rail vers la route.

NON à toujours plus de pollution

En 2013, les émissions de CO2 imputables aux transports totalisaient 16,1 millions de tonnes, ce qui correspond à 38% des émissions de CO2 de la Suisse. Entre 1990 et 2013, les émissions de CO2 imputables aux transports se sont accrues de 12%. Un oui à l’initiative ouvrirait la porte à toujours plus de routes, de trafic, de pollution et d’émissions de CO2.

NON à l’asphaltage de la Suisse

La Suisse est un petit territoire. On ne pourra pas élargir le réseau routier indéfiniment. Un tiers de la surface bâtie est déjà utilisée par des infrastructures de transport, dont 90% par des routes. Le résultat avec 1,5 milliard de plus pour la route : des projets routiers absurdes, une accélération du mitage du territoire et le bétonnage de notre pays.

NON à toujours plus de bouchons

Les transports publics déchargent la route. Si les prestations diminuent et que les tarifs augmentent, les gens se tourneront davantage vers la voiture. Les bouchons seront toujours plus nombreux. Au final, les automobilistes deviendront les victimes de l’initiative qui prétend les servir.