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Berne | 16.05.2017

Microrecensement mobilité et transports 2015

Les citadins délaissent la voiture pour les transports publics

rails lead

Le microrecensement mobilité et transports 2015 établit clairement que de plus en plus d'habitants des villes suisses optent pour les transports en commun davantage que pour la voiture. Pour soutenir la tendance, il est nécessaire de renforcer les investissements en faveur des TP, mais aussi pour le développement des infrastructures cyclistes et la digitalisation de la circulation.

Le microrecensement mobilité et transports 2015 montre par ailleurs que la Suisse mise trop sur les voitures, en particulier dans les régions péri-urbaines. La tendance est cependant inversée dans les agglomérations, où la part d'utilisation des transports publics est passée de 25% en 2010 à 28% en 2015. Le vélo reste constant avec une part de 10%, ce qui doit encourager les investissements en faveur d'infrastructures adaptées. Le vélo électrique a également le vent en poupe: près de 10% des Suisses en possèdent un. Cette forme de mobilité offre une opportunité aux pendulaires effectuant de plus longues distances de délaisser la voiture en faveur du vélo.

En moyenne, le remplissage des voitures a encore baissé pour atteindre 1.56 personnes (1.6 personnes en 2010). Il est nécessaire de profiter de la chance que représente la digitalisation en encourageant le covoiturage et le carsharing. Tous deux sont encore trop peu développés en Suisse.

A qui appartient la route?

A l’avenir, une place importante dans la chaîne de mobilité suisse restera incontestablement attribuée à la voiture. Deux points sont importants pour l’ATE: d’une part, la route ne doit pas appartenir aux seules voitures. D’autre part, il est impératif que les voitures roulent aux carburants non fossiles, donc à l’électricité issue de sources renouvelables, au gaz ou à l’hydrogène.

En Suisse, il reste trop peu de place pour les piétons et les cyclistes. C'est ce que montrent les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique. C'est n'est pas surprenant, car les investissements en faveur des infrastructures cyclistes sont faibles. La comparaison internationale souligne le retard de la Suisse dans ce domaine: à Copenhague par exemple, plus de la moitié des gens se rendent au travail à vélo. C'est possible parce que les pistes cyclables encouragent ce comportement.

La mobilité de demain – durable et ralentie

Nos investissement d’aujourd’hui dans les infrastructures, influencent la mobilité de demain : l’ATE est fermement convaincu qu’il faut plus de courage et d’argent pour faire avancer des projets tels que la tarification de la mobilité, le covoiturage ou encore la gestion numérique du trafic. Nous devons tourner le dos à la mobilité à outrance et veiller à ce que le trafic soit intelligemment piloté.

Plus d'informations

Françoise Lanci-Montant, Bureau Conseil ATE, 079 393 51 09