L’ATE Valais recommande de voter NON à la loi sur l'aéroport de Sion le 29 novembre 2026.
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Le référendum lancé par les Vert·e·s du Valais et leurs alliés de gauche, ainsi que les associations environnementales, dont l’ATE Valais a abouti. Le 29 novembre 2026, le peuple valaisan se prononcera sur la nouvelle loi sur l’aéroport de Sion.
La Loi sur la société de gestion et d'exploitation de l'aéroport de Sion prévoit de cantonaliser l'aéroport de Sion pour augmenter le nombre de vols commerciaux et attirer des jets privés. Cela entraine des coûts pour la collectivité, une hausse des nuisances pour la population et va à l'encontre des objectifs climatiques du canton. À l’heure où ce dernier s’est doté d’une stratégie climatique pour réduire ses émissions, augmenter le nombre de vols est absurde et va à l’encontre des engagements climatiques de la Suisse. Avec la hausse des niveaux sonores et la pollution atmosphérique engendrée par l’augmentation du trafic aérien, c’est la qualité de vie de toute une région qui est péjorée.
Notre argent, leurs jets ?
À l'aéroport de Sion, ce sont surtout les jets privés de quelques privilégiés qui décollent et atterrissent. La majorité des habitants n'en tire aucun bénéfice. Le rejet de cette loi n'entraîne nullement la disparition de l'aéroport. Les activités actuelles liées au sauvetage sont préservées. Elles n'impliquent ni lourds investissements, ni importantes nuisances.
Mieux investir l’argent public
La loi prévoit d'investir des millions supplémentaires dans un projet déjà déficitaire. A l'avenir, toutes les communes valaisannes devront participer au déficit de l'aéroport. Or ces fonds pourraient être utilisés pour des projets qui profitent à l'ensemble de la population. Plutôt que d'investir dans des infrastructures aériennes, les fonds publics doivent servir à développer le réseau ferroviaire existant et assurer les liaisons internationales qui améliorent la mobilité de tous et soutiennent un tourisme durable.
Protéger le climat
L'extension de l'aéroport de Sion va à l'encontre des objectifs climatiques. Les jets privés comptent parmi les moyens de transport les plus nocifs pour le climat. Un vol privé peut émettre jusqu'à 30 fois plus de C02 par passager qu'un vol régulier en classe économique. Plus de vols, c'est plus de bruit, plus de pollution et davantage de risques d'accidents.