Aller au contenu
Capture decran 2026 10 05 a 11 50 42

À Genève, environ 120'000 personnes sont exposées à un niveau de bruit routier qui dépasse les normes fédérales entrainant des conséquences potentiellement graves pour leur santé et leur qualité de vie. Face à cette réalité, le Conseil d’État a adopté une stratégie globale consistant à abaisser, de manière différenciée, la vitesse de circulation pour réduire les émissions de bruit du trafic routier. Ignorant la souffrance des riverain·es soumis à des niveaux de bruit excessifs, la majorité de droite du Grand Conseil votait en février 2026 une loi qui interdisait des vitesses inférieures à 50 km/h sur les axes dits structurants en zone urbaine.

En parallèle, l’application de la baisse de la vitesse de circulation à 30 km/h sur le réseau de quartier poursuit son chemin juridique (actuellement au Tribunal Fédéral) avec l’espoir qu’elle puisse rapidement entrer en vigueur. Malheureusement, le Conseil fédéral a, quant à lui, acté par voie d’ordonnance le durcissement des conditions pour la mise à 30 km/h sur les voies à fort trafic. 

Grâce à la belle mobilisation d’une large coalition d’associations environnementales, d’habitant·es et de partis de gauche, un référendum a abouti. 

Face à la perspective d’une votation populaire et à la lumière des derniers revirements juridiques et politique au niveau fédéral, une partie de la droite a changé d’avis ! Une majorité de 50 voix contre 47 a accepté d’abroger la loi 13204 qui imposait le 50 km/h minimum sur les axes structurants. Sur la forme, cela équivaut à faire gagner le référendum « sur tapis vert ». 

L’ATE Genève, moteur du référendum, remercie les associations partenaires et se réjouit de l’abrogation de cette loi qui permet de préserver la portée du projet d’abaissement de la vitesse à 30km/h et évite une votation populaire qui aurait créé un imbroglio pour le moins nébuleux. La perspective d’une mise en œuvre, que nous espérons rapide, du 30 km/h dans le réseau de quartier nous réjouit et nous poursuivrons nos efforts pour réduire la vitesse sur les axes « structurants » lorsque cela permet d’améliorer la sécurité et la santé de la population.