Invitation: dites non aux nouvelles extensions autoroutières !
Nous vous invitons à prendre position contre les extensions autoroutières à Genève prévues dans le rapport « Transports ‘45 » actuellement soumis à consultation publique
Participez à la consultation publique Transports '45 contre l'autoroute de contournement à Genève
Le mardi 15 septembre, l’ATE Genève a organisé un atelier public afin d’aider les particulier·ères et association à prendre position contre les extensions autoroutières prévues dans le rapport « Transports ‘45 » actuellement soumis à consultation publique. Il est encore temps de participer !
Deux prises de position ont été réalisées par l’ATE Genève, vous pouvez décider de :
- Vous prononcer uniquement contre les extensions autoroutières
- Vous positionner également sur le volet ferroviaire ainsi que sur le financement du trafic d’agglomération. Il n’est pas acceptable de la redondance ferroviaire entre Genève et Lausanne ne figure pas parmi les priorités nationales. La première étape du projet de métro Jura-Léman-Salève doit également être maintenue dans le plan d’agglomération.
Vous pouvez soumettre votre position au DETEC jusqu’au 9 octobre. Pour recevoir nos modèles librement modifiables, remplissez le formulaire. Nous vous enverrons les documents par mail ou courrier postal. Tout est prêt : il ne vous restera plus qu’à signer et à envoyer les documents au DETEC !
De quels projets s'agit-il exactement ?
Parmi les projets soumis à la consultation, figure l’autoroute de contournement de Genève entre Perly et Vernier. Ce dernier prévoit de créer trois voies supplémentaires à l’est de l’autoroute actuelle sur l’ensemble du tracé, portant l’ouvrage à un total de sept voies.
Cette démarche apparaît en contradiction totale avec la volonté populaire exprimée lors de la votation de novembre 2024, au cours de laquelle 52,7% de la population suisse avait refusé des projets d’extension. Le refus du Canton de Genève était encore plus net avec 57,05% de NON et une opposition encore plus marquée dans les communes directement desservies par l’autoroute.
Alors que le secteur des transports doit réduire significativement ses émissions afin d’atteindre les objectifs climatiques et environnementaux fixés par la Suisse, le réseau routier national ne doit pas augmenter ses capacités mais au contraire réduire ses impacts locaux, environnementaux et climatiques. Dans le domaine des transports, les « grands projets » doivent permettre un report significatif de la voiture individuelle aux transports collectifs significatifs. C’est le seul moyen d’améliorer effectivement la mobilité quotidienne des habitant·es de la région, en décongestionnant le réseau routier et en améliorant la déserte ferroviaire.
Le Contrôle fédéral des finances, dans son rapport de septembre 2026, a d’ailleurs tiré à boulets rouges sur le tronçon Perly-Bernex. Ses coûts ont déjà doublé et atteignent un milliard, pour une efficience proche de zéro.
Cette extension autoroutière portera fortement atteinte aux terres agricoles dans un secteur déjà très sollicité par de nombreux projets d’aménagement, tels que le boulevard des Abarois, le quartier des Cherpines ou encore le développement du Grand projet Bernex. Selon un document de l’OFROU, pour l’entier du projet Perly – Bernex – Meyrin/Vernier, ce sont 450'000m² de surfaces d’assolement (SDA) qui seront temporairement affectées, et 12'000 m² qui le seront de manière définitive. S’agissant des forêts, quelques 105'000 m² devraient être impactés de manière temporaire (une décennie) et 56'000 m² le seront définitivement définitivement.
L’ATE Genève se mobilise également contre le projet d’autoroute A412
Alors que la consultation est en cours, l’ATE Genève se mobilise également contre le projet de nouvelle autoroute A412 dans la région du Grand Genève. Investir dans de nouvelles capacités autoroutières revient à déplacer et à aggraver le problème plutôt qu’à le résoudre. En effet, élargir les infrastructures routières générera du trafic supplémentaire à long terme sans apporter d’alternative durable aux problèmes de congestion. Cette hausse accentuera les effets d’entonnoir et les embouteillages aux entrées des agglomérations comme à Genève, en particulier dans les communes de la rive gauche et dans le centre-ville. Ce projet ne contribue en rien au nécessaire report modal. Il est impératif de renforcer les alternatives concrètes en développant le réseau ferroviaire et les lignes de bus, en améliorant la desserte du territoire et en élargissant l’offre de transports publics.
Développer les transports transfrontaliers plutôt que le trafic routier
La votation du 27 septembre sur le crédit de 39.5 millions pour la réalisation de projets transfrontaliers doit permettre de participer au financement des parkings-relais, des bus et des extensions de trams. L’objectif est de réduire le trafic de 15'000 véhicules par jour. Cet investissement favorise le report modal en offrant une alternative crédible, attractive et durable à la mobilité individuelle motorisée.
Or, la construction de l’A412 va exactement dans le sens exactement opposé : elle encourage le trafic motorisé individuel et risque d’accroître encore la pression sur les réseaux routiers et sur le territoire. Soutenir les projets transfrontaliers et, dans le même temps, construire de nouvelles capacités autoroutières est profondément contradictoire.
Les extensions des autoroutes sont une fausse piste !
L’ATE Genève demande un changement de cap fondamental. Premièrement, la décision du corps électoral contre l’extension des autoroutes doit être respectée. En 2026, les projets autoroutiers sont une aberration anachronique et le peuple genevois l’a clairement exprimé dans les urnes il y a moins de deux ans. Deuxièmement, élargir les autoroutes ne résout pas durablement les problèmes de trafic. Au contraire, cela génère du trafic supplémentaire et accroît la pression sur le climat, le paysage, les terres agricoles et la qualité de vie dans les villes et les villages. Au lieu d’investir des milliards dans de nouvelles capacités autoroutières, l’ATE Genève demande une politique de mobilité qui donne la priorité au report modal.